Les pilules, bombes à retardement ?

« C’est l’heure de ma pilule !  » « Faut pas que j’oublie de prendre ma pilule » ! Combien de fois a-t-on pu dire cela ?!

La pilule contraceptive représente pour un grand nombre de filles et de femmes le moyen le plus efficace et le plus pratique pour ne pas avoir de grossesses non désirées…Seulement voilà, depuis début Janvier 2012, la sonnette d’alarme a été tirée.

Le scandale Diane 35

Tout a commencé  avec le témoignage de directeur de l’Agence du Médicament (ANSM), Dominique Maraninchi qui a déclaré que Diane 35, traitement contre l’acné, devait être « stoppé » par les utilisatrices, s’il était pris comme un contraceptif.  L’agence nationale du médicament a alors renchérit et fait état, sur ces 25 dernières années, de quatre décès « imputables à une thrombose veineuse liée à Diane 35« .
Devant l’ampleur des chiffres et la médiatisation de l’affaire, la décision ne se fait pas attendre très longtemps : Diane 35 et tous ses génériques doivent être retirés du marché le plus rapidement possible. A partir du mois de Mai, plus aucun gynécologue ou médecin n’a donc été en mesure de prescrire cette pilule, que ce soit pour les problèmes d’acné, ou bien dans le cadre d’un contraceptif.

diane_35

Diane 35, de part sa composition, constitue un traitement efficace contre l’acné des jeunes femmes. Seulement, beaucoup de gynécologues et médecins généralistes ont prescrit cette pilule miracle à des personnes dans un but seulement contraceptif; ces praticiens sont en tord, car Diane 35 est un traitement anti acné ou anti chutes de cheveux, et ne doit être en aucun cas utilisés dans un autre objectif. Utilisée en tant que telle, cette pilule est considérée comme étant la plus dangereuse dans le domaine de la contraception.
C’est sa composition si singulière qui l’a rend plus à risques : La grande quantité d’oestrogènes qui s’y trouve, associée à un progestatif dénommé Androcur, habituellement utilisé par les transsexuels en grandes quantités pour mener à bien leur changement de sexe, serait un cocktail explosif; il induirait de nombreux effets secondaires pour les femmes, pouvant mener à de graves problèmes, tels que les phlébites, les embolies pulmonaires et les AVC.

Prendre un doliprane augmenterait les probabilités d’avoir une crise cardiaque, mais est ce qu’il faut pour autant le retirer du marché ? Le rapport bénéfice / risque lié à Diane 35 a donc été revu, ce qui conduit aujourd’hui à la décision de remettre cette pilule sur le marché. Mais attention, désormais, ce produit sera considéré comme un traitement anti-acnéique à part entière. Dès Janvier 2014, les anciennes utilisatrices de Diane pourront se faire un bonheur de reprendre cette dernière pour soigner leurs problèmes de peau.

La grande médiatisation de l’affaire a provoqué une véritable panique chez les utilisatrices de pilules contraceptives. De nouvelles pilules susceptibles d’être à risque ont alors été pointées du doigt, avec notamment les pilules de 4ème génération contenant de la drospirénone, regroupant Yaz, Jasminelle et Jasmine.
Nombreuses sont les jeunes filles ayant décidé d’arrêter leur mode de contraception à la suite de ces incidents…Cela signifie-t-il un impact sur les grossesses, et donc une hausse des IVG ? Seul le temps nous le dira.

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La dangerosité des pilules

Il est probable que la pilule soit un risque pour les femmes, au même titre que tous les autres médicaments. Une étude danoise publiée en juin 2012 conclut que le taux de thromboses artérielles est légèrement augmenté par les pilules, quelle que soit leur génération. S’il n’existe pas d’autres facteurs de risque (hypertension, diabète, troubles de la circulation sanguine, tabac…), ces accidents graves restent toutefois isolés. C’est pendant la première année d’utilisation que le risque serait le plus important

pilule contraceptive naissance

Le nombre d’accidents vasculaires est de 5 à 10 par an pour 100 000 femmes non utilisatrices de pilule, avec un taux de mortalité de 2 %. La prise d’une pilule de 2e génération double ce risque, celle d’une pilule de 3ème ou 4ème génération le multiplie par 3 ou 4.

Le taux d’oestrogènes a un impact significatif sur la nuisibilité de la pilule contraceptive : Les pilules à 20 microgrammes et moins sont présentées comme étant moins dangereuses que celles de 30 microgrammes part exemple.
Le progestatif a également une grande part d’importance au niveau du risque encouru par la pilule : le risque relatif atteint 5,58% pour les pilules avec du désogestrel (3e génération), 7,90% pour celles avec de la drospirénone (4e génération) et 6,68% avec l’acétate de cyprotérone que l’on retrouve dans Diane 35.

Toutes les utilisatrices de pilules contraceptives doivent donc être informées de ces risques avant de prendre la pilule, ce qui pourrait les inciter à prendre d’autres méthodes de contraception beaucoup moins dangereuses pour leur santé.

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